Danish Cookie

Nicolaï Sennels est un psychologue danois qui, de 2005 à 2008, a travaillé dans les prisons de Copenhague, et a conclu de son interaction avec les jeunes délinquants musulmans que leur structure mentale empêchait leur intégration.

Dans un entretien donné en 2010, il dit ceci :

  1. Faire venir vivre des gens dont la culture est totalement étrangère à la notre est une expérience sociale dont le résultat tourne mal.
  2. De plus changer profondément la démographie d’un continent entier est une aventure incertaine.
  3. Les immigrants qui ne veulent pas s’assimiler – c’est-à-dire ceux qui n’intègrent pas totalement notre culture et qui ne deviennent pas des occidentaux – ne devraient pas rester ici.
  4. Nous devons trouver un endroit sur la terre où ces gens pourraient vivre sans qu’ils aient l’obligation de s’intégrer et où leurs voisins n’auraient pas à souffrir de leur comportement antisocial, de leur fanatisme religieux et de leur manque de contribution à notre économie.

Les mots justes

On peut féliciter Nicolaï Sennels pour d’avoir tout dit dans ces quatre phrases, et avec tact encore, tant sur le diagnostic que sur le remède. Outre qu’il aborde en général la question sous l’angle psychologique qu’il est indispensable de considérer, il donne ici toutes les raisons qui font de cette immigration une catastrophe sans en cacher aucune – psychologie et anthropologie, police et économie – , et il expose dans la foulée la seule solution imaginable de la manière la plus ouverte et la plus nette aussi – retromigration en bonne et due forme.

Certes, on pourrait songer que sa troisième phrase prône l’assimilation, mais la deuxième montre bien que le Danois n’a pas perdu le Nord, de sorte que cette troisième phrase, demande, en réalité, une chose impossible. Que peut bien vouloir dire « devenir un occidental » ? Si on ne l’est pas déjà. Autant demander à une baleine de courir le cent mètres, comme condition pour lui concéder le droit de vivre sur terre … Ne serait-ce pas un peu se moquer de la baleine, et d’en faire un plaisanterie « entre nous » ?

Pour moi, il est vrai, je n’ai pas besoin de tels ultimatums biaisés pour dire « non à l’immigration », puisque j’affirme que changer les gens dont un peuple est essentiellement fait, c’est changer le peuple, et que je ne vois aucune raison de changer un peuple formé depuis longtemps. Mais cela demande, somme toute, une armature théorique, tandis que la phrase de Sennels s’adresse à tous sans nécessiter ce travail préalable.

En plus, l’hypocrisie pourrait aussi bien se trouver dans la présentation d’une théorie in abstracto, alors qu’elle aura été formée dans les conditions particulières qui préjugeaient déjà de son application. Les miennes affirmations récurrentes : « un peuple est fait de gens ; changer les gens, c’est donc changer le peuple » ou « ce sont les gens qui font la culture et non pas la culture qui fait les gens », ou finalement «  au pire, une culture mortifère peut bien défaire les gens », sont évidemment toujours contestables pour leur généralité. Surtout, il y a fort peu de chance que je me sois jamais intéressé à enquêter sur l’ethnogenèse en général si mon propre peuple n’était pas menacé de mort maintenant.

Bref, Sennels, lui, n’est pas un hypocrite. Ou plus exactement : on démonte aisément cette couche d’hypocrisie qui n’est que politesse. Car il est difficile de faire plus transparent dans l’understatement. Ce n’est pas, dans ce cas, un « p’tet ben qu’oui, p’tet ben qu’non », qui est la manière normande polie pour dire que l’on ne veut pas s’engager : c’est « définitivement non », avec un sourire éclatant, et c’est très danois, pour le peu que j’ai vu d’eux.

Nous devrions nous inspirer de cela. En tout cas, ce texte fut pour moi une leçon – calme-toi, rassemble tes arguments mais ne lâche rien, et, surtout, garde le sourire -. Et je ne dis pas que j’y arrive toujours …

Faits pour l’Alliance ? 

Quand on entre maintenant dans l’analyse de la structure mentale commune chez les musulmans, comme Sennels l’a fait, mais comme d’autres psychologues européens aussi, on découvre qu’elle fonctionne selon un rapport de domination. En bref : le contact vise à essentiellement à établir un rapport dominant/dominé ; mais comme ce n’est qu’un rapport de force, il est perpétuellement remis en jeu une fois établi. Et je rajouterais, pour ma part, que cette attitude est encore vraie dans le domaine intellectuel (typiquement, ce Tarik Ramadan, qui vous attend au tournant).

Ceci dit, ce n’est pas un hasard si les Occidentaux, plutôt que la recherche permanente d’un rapport de domination, ont la relation conventionnelle, avec son prolongement contractuel éventuel, au cœur de leur schéma mental,. Le germe est là depuis le début des deux cotés, à savoir tant du coté « indo-européen » – les gens que nous sommes – que du coté de Jérusalem – la bonne nouvelle que nous est venue. Toutefois, il nous a fallu encore un long et difficile travail pour en arriver là où nous sommes rendus aujourd’hui.

Typiquement, il a fallu deux millénaires avant que l’Eglise affirme urbi et orbi que la peine de mort n’était pas acceptable en tant que peine, vu que cette mise en mort sans légitime défense contredit frontalement le 6e commandement, outre les mœurs des premiers chrétiens, à commencer par Jésus qui n’en ratait pas une pour empêcher une exécution capitale ! Et certains parmi vous voudraient que l’Islam abandonne la Charia, alors qu’il ne connaît rien qui ressemble de près ou de loin à ces deux formidables pavés que l’Eternel, depuis sa Nuée, lança un jour quelque part entre Mitzrayim et Israël ? Vous voudriez donner aux Musulmans le vrai « sens de la Loi », qui ne saurait pourtant être autre chose, pour des personnes faites « à l’image de Dieu », qu’un « sens de l’Alliance » ? Mais si ces monothéistes là avaient ce sens là, ils seraient Juifs, ou Chrétiens, ou même Sikhs, mais pas Musulmans !

S’il s’agit de combattre le polythéisme le plus vil, où les pères vendent leurs fils ou leurs filles comme des chèvres, « et plus si affinités », alors vous pouvez bien invoquer l’Islam pour cela. Si vous aimez la religion la plus naturelle possible, vous pouvez aussi invoquer l’Islam. Si vous êtes attirés par les métaphores fulgurantes illustrant l’incommensurable supériorité de votre Créateur, vous pouvez encore convoquer l’Islam en son Coran. Mais si vous voulez établir une relation de Personne à Personne, trouvez autre chose ! La seule leçon que vous apprendrez finalement de l’Islam, est la suivante : soumets-toi au Prophète ou à son Calife, ou meurs !

Donc, pour ceux qui me trouveraient un peu trop indifférent à la « question de l’Islam », je vais leur donner, une fois pour toutes  ici, ce gros os à ranger,: assurément, l’Islam ressort bien du « monothéisme pour les nuls » ; mais ce n’est pas mon problème mais celui des nuls ! Ceci, car je suis né dans un continent et d’une famille où l’on avait mille fois mieux que cela à offrir aux enfants. Certes, le risque du Judaïsme, et dans mon cas du Christianisme, est qu’ils ne sont pas faits pour les nuls ! Mais encore une fois, qu’y puis-je ? Je n’abandonnerais pas ce double trésor de Loi et de Justice, « que je ne suis pas digne de recevoir », mais dont j’ai hérité, pour ces trucs de bédouins. Mon problème éventuel est de « faire avec » cette Grâce, et pas avec les transes d’un caravanier.

Allez consulter vous-mêmes !

Voilà donc ce que dit Nicolaï Sennels à sa manière, et que je dis à la mienne : vous ne ferez pas en une génération ce que n’y a pas été fait en cinquante, si tant est qu’aucun musulman ait eu même l’idée de le faire pendant 14 siècles sans perdre la tête ! De plus, si jamais il existait une manière de débarrasser l’Islam de tout ce qui fait son quotidien, ce ne serait pas à vous, Occidentaux, de résoudre cette quadrature du cercle ! Que diriez-vous si un Imam prétendait vous donner des cours de théologie sur l’élection d’Israël ou sur la Trinité ? Qu’il est cinglé !

Vous voulez « ré-éduquer » les Musulmans ? Vous êtes d’indécrottables maoïstes, si ce n’est des malades atteints de Julesferrite aiguë en phase terminale ! C’est vous qui devriez aller voir le Docteur ! Et quand vous, les rejetons de la stroumpfette, leur aurez fait chanter votre hymne de stroumpfs massacreurs, vous serez bien avancé ! A la lanterne, les « sous-chiens » : voilà ce que vous diront les « diversitaires  ré-éduqués» à votre école !

Psychologue des nations

Mais avançons un peu. Si je voulais, à mon tour, « faire de la psychologie », je dirais que toute l’énergie de Nicolaï Sennels se consume dans le combat où sa conscience professionnelle l’a entraîné. Comme il a choisi de dire la vérité à ses employeurs, il s’est fait virer de son poste. Par chance, le livre où il expliquait son parcours et sa conclusion a eu du succès. Il s’est finalement fait « récupérer » par le Parti du Peuple Danois, ce qui ne me pose évidemment pas de problème en soi, mais pour lui, parce que je trouve dommage – en première approximation du moins – de gâcher un tel talent humain dans les inévitables embrouilles internes et externes d’un parti, serait-il celui qui vise à sauver le Danemark.

Plus généralement, on se sert de lui en déformant son message. Ainsi, au lieu de citer le texte admirable donné en introduction, on met perpétuellement en exergue cette sentence donnée au coin d’un entretien : « l’unique chose que les musulmans craignent, c’est leur renvoi au pays ». Or il est évident que Nicolaï Sennels n’a jamais eu l’intention de terroriser ainsi toute la population musulmane d’Europe, et de la « calmer » par cette menace. Il dit cela pour montrer qu’elle n’a aucun autre schéma mental commun qu’une certaine peur, là où certains l’entendent comme la prémisse d’un syllogisme pratique  : «donc, faites leur peur, ils fileront doux ! » – au passage, si vous l’entendez ainsi, c’est signe que vous êtes déjà « bon pour l’Islam ! » … Car la retromigration ne ressort pas de la menace, mais de la nécessité, tant pour eux que pour nous. Ce n’est pas une peine éventuelle! La peine, pour eux comme pour nous, résulte de leur seule présence dans un substrat social où la grande majorité ne peuvent pas « se sentir bien », pour la simple raison – et cela, c’est moi qui le rajoute – que ce substrat n’a pas été patiemment tissé par eux et pour eux, mais bien par nous et pour nous.

Pour le dire encore autrement : ce n’est pas à nous de payer le coût psychologique de leur assimilation éventuelle. Cela ne peut venir que d’eux, et comme ils ne veulent pas ou ne peuvent pas le prendre sur eux, il faut arrêter les dégâts, d’urgence. Car nous sommes en train de détruire notre culture, qui est aussi « la manière propre à notre psyché », pour satisfaire aux caprices de gens finalement privés de toute culture, y compris de celle qui leur convenait ! Nous sommes en train de fabriquer du malheur, tout simplement, à forcer à vivre ensemble des gens qui ne le peuvent pas, ou ne le veulent pas !

Et votre problème psychologique, d’ailleurs, est/serait de vous imaginer qu’ils ne veulent pas s’intégrer, pour le leur reprocher, tandis que leur intention en venant ici ne fut jamais de s’intégrer : ils sont venus pour notre blé, et pas pour « faire alliance » avec nous !

Ce serait donc un constat d’échec ? Mais c’est vous qui vous êtes mis dans la tête de réussir dans l’ « aventure incertaine » qui consiste à « changer profondément la démographie de tout un continent », juste « pour voir ». Rappelez-vous : c’est vous les cinglés, pas eux !

Vu sous cet angle, si Nicolaï Sennels parvenait à faire prendre conscience à nos peuples européens, à commencer par le sien, qu’ils ont besoin d’une cure de réalité, il aurait accompli sa tâche de psychologue. Il aurait même inventé une nouvelle spécialité : psychologue des nations. Donc, il aurait fait honneur à sa promesse et fait fructifier son talent.

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